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tampon

Aux origines du tampon encreur

À l’ère de notre société ultra moderne, nous avons poussé la machine administrative à son paroxysme. Tout est documenté, consigné, archivé. Et pour cause, il faut connaître les contenus de nos actes organisationnels, savoir qui sont leurs expéditeurs et les destinataires de tous les documents qui régissent nos vies.

C’est donc tout naturellement que la signature est devenue un acte de foi sur la plupart des documents administratifs qui sont émis. Afin de rendre ces signatures plus professionnelles, plus officielles, nous avons commencé à recourir à des tampons encreurs. Ceux-ci marquent la provenance de la missive, représentent une institution, un organisme ou une société. Mais d’où vient cette pratique consistant à inscrire nos noms sur ces lettres en tous genres ? Et quelle est l’histoire du tampon encreur ?

Des siècles d’expérimentations

Pour en arriver au tampon encreur que l’on connaît, plastique, solide et automatisé, il s’en est fallu bien des années d’évolution technologique. En effet, les premiers systèmes de marquage remontent à la Mésopotamie, 4000 ans avant J.-C. À l’époque, on utilisait un moyen très différent pour marquer les poteries et consigner les ventes. Il s’agissait alors d’un cylindre-sceau roulé sur une tablette et d’une pâte d’argile fraîche qui servait à sceller le col des jarres avec des motifs prédéfinis.

Cette méthode d’authentification a perduré dans le commerce et l’administration jusqu’au Moyen-Âge. Elle a alors évolué vers ce qu’on appelle le sceau. À cette époque, le sceau est devenu l’unique moyen d’authentifier un document. Il était constitué par un cachet de cire imprimé par un cylindre fait de bois ou de métal, et aux motifs complexes. La complexité du motif permettait d’éviter les reproductions et les contrefaçons.

Le sceau est devenu monnaie courante

Les cylindres utilisés pour les sceaux pouvaient donc être des anneaux sigillaires faits également de métal ou encore de pierres gravées médiévales ou antiques, soit enchâssées dans une monture d’anneau soit pendus à un lien.

En plus de faire office de signature, l’utilisation d’un seau permettait de garantir la confidentialité d’un message, mais également de certifier son origine. Néanmoins, cette opération était manuelle, laborieuse et prenait un certain temps. C’est pourquoi il fallait tant simplifier cette pratique.

La maîtrise du caoutchouc marque un tournant

tamon personnalise information

Il aura donc fallu attendre 1749 pour voir apparaître l’obligation d’apposer la marque au tampon « timbre d’origine » dans les bureaux de poste. Le tournant a finalement eu lieu quelques années plus tard, lorsque Charles Goodyear a trouvé le moyen, en 1839, de vulcaniser le caoutchouc. En effet, cette matière ne permettait pas encore de conserver l’empreinte de manière durable. Mais à partir de cette découverte majeure, le bond technologique a pu se faire.

L’homme a donc été en mesure de maîtriser le caoutchouc en lui donnant la forme qu’il voulait. La pérennité et l’intégrité de l’empreinte étaient donc assurées. C’est de là qu’est né le fameux tampon encreur manuel, qui est encore utilisé de nos jours. Ce petit objet présentait un manche en bois poli sur lequel était collé le fameux bout de caoutchouc auquel on avait donné la forme escomptée. Affublé d’un petit coussin imbibé d’encre, ce nouveau tampon a marqué une vraie révolution. Il s’est ainsi substitué au sceau qui était encore la norme en vigueur.

La modernisation tant attendue

Toutefois, les besoins de modernisation et de simplification étant inhérents à la nature de l’homme, la nécessité d’automatiser le tampon s’est fait sentir. Toujours dans un besoin d’automatisation qui permettrait d’éviter la fatigue et la douleur lorsque l’on appuie, les recherches ont continué.

C’est ainsi qu’en 1976, la marque allemande Trodat a mis au point Printy, le premier tampon auto-encreur. Il est dorénavant pourvu d’un manche en plastique qui tient le timbre. Un système de cassette d’encre est intégré au mécanisme afin qu’il puisse fonctionner tout seul. C’est un renouveau dans l’univers du tampon. Il est automatisé et ne demande aucun effort pour l’actionner et apposer une signature que l’on peut modifier à sa convenance.

Un progrès constant

En avant vers le progrès, la succession d’expériences a permis à Trodat de confectionner en 2011 un nouveau modèle nommé Original Printy 4.0. Il s’agit du premier système de marquage climatiquement neutre, fabriqué avec 65% de plastique recyclé et ayant une empreinte carbone réduite.

Aujourd’hui les tampons auto-encreurs donnent la possibilité d’y insérer la couleur d’encre de son choix. Ils présentent un système de ressorts très perfectionné qui permet un tamponnage rapide et répétitif. Une cassette d’encre peut tamponner près de 10 000 signatures avant d’arriver à son terme. Pourtant, le tampon demeure parfaitement fonctionnel. Il suffit de changer la cassette d’encre et il peut de nouveau remplir la fonction pour laquelle nous avons pris 6000 ans de réflexion.

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